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La troupe du Capitan (notamment Erika Vandelet, Ludovic Le Lez et Jean Le Scouarnec) encadrant Marie Pagès, la directrice du « Ring », le petit théâtre avignonnais. « Le croque-mort, la tuile et leurs breloques », la pièce que la compagnie a créé en février à Sarzeau, est une comédie, qui tourne au vaudeville débridé, où un directeur de théâtre, méprisant vis-à-vis des « ploucs » de province, ne rêve que d'une chose : réussir à Paris. Il compte, pour cela, sur un comédien has-been pour impressionner le ministre de la Culture... Entre deux gags ou quiproquos, Ludovic Le Lez en profite pour égratigner le microcosme culturel. « Je trouvais intéressant de faire l'effronté, sourit-il. Ici, en Avignon, lieu sacro-saint du théâtre, où les gens du « in », parfois bien nombrilistes, ont tendance à mépriser les gens du « off ». Le comédien brestois n'en reconnaît pas moins l'importance d'un tel festival. « C'est une fête formidable, énorme où le théâtre contemporain, le plus pointu, côtoie le théâtre de boulevard. » Une fête fréquentée par un public venu de partout, de tous les milieux, se gavant de théâtre pendant trois semaines. « Ça n'empêche pas de se moquer, non ? » Encore heureux ! Ludovic Le Lez et sa troupe ne s'en privent pas, tous les jours à 15 h, sur la scène du « Ring », jusqu'au 2 août.
Benoit LE BRETON.