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Daniel Coum, responsable de Parentel. Pasaj se développe sur Internet. « Pasaj.fr » prolonge un service original d'écoute destiné aux jeunes de 12 à 25 ans, mis en place il y a un an et demi par l'association brestoise Parentel. C'est une permanence gratuite qui ouvre, tous les soirs (sauf le samedi), de 20 h à 23 h, quand toutes les autres structures d'accueil des ados sont fermées. Une équipe de cinq psychologues professionnels répond aux appels téléphoniques, mails et textos.
Écrit, son, vidéo
« Internet suscite un véritable engouement chez les jeunes. Il était normal qu'on s'y intéresse et qu'on s'y adapte », explique Daniel Coum, directeur de Parentel. Ce blog se veut un « lieu de parole » au sens large. « Les jeunes peuvent parler de ce qui les préoccupe, de leurs coups de gueules mais aussi de leurs bonheurs et de leurs aspirations. » Tous les supports sont acceptés : écrit, mais aussi chanson, dessin, photo, son, ou vidéo.
Si les psychologues réceptionnent les envois, il n'est pas question de tout laisser publier sur le site. Ils sont aussi des « modérateurs » et ils filtrent les apports pour ne publier que ce qui peut l'être, sans risquer de diffamer ou de choquer. Ils apportent aussi des réponses, analysent et reformulent les productions envoyées. « On prend le risque d'accueillir toutes productions. Mais on restitue aussi quelque chose de réfléchi et de modéré, dans les 24 à 48 heures », explique Katell Quidelleur, une des psychologues. Le blog a déjà été expérimenté auprès de jeunes Finistériens.
L'année dernière, le service d'écoute Pasaj a recensé 480 échanges, tous moyens confondus. Soit 120 jeunes, dont deux tiers de filles et un tiers de garçons. Toutes les catégories sont représentées, mais, en moyenne, ils ont entre 16 et 17 ans. Ils sont 70 % à avoir contacté le service entre une et trois fois, et les 30 %, trois fois et plus. les jeunes utilisent principalement le mail (45 %), puis le téléphone (35 %) et enfin le SMS (25 %).
« Les motifs d'appels sont très variés », indique Kristell Ménez, psychologue. Environ 20 % concernent des situations très difficiles : maltraitance au sein de la famille, tendance suicidaire, etc. Dans les autres cas, il s'agit de souffrances liées à l'adolescence en tant que telle : conflit avec les parents, problème d'identité, questionnement sur le sentiment amoureux, sexualité, santé, etc. « Ils apprécient de parler à une personne neutre. Les appels sont anonymes, et sans engagement. »
Pasaj peut aussi orienter les ados vers des psychologues, le Bureau information jeunesse, etc. À cette condition près : « On ne devance pas la demande du jeune ».
Laurence GUILMO.
Tél. 02 98 43 10 20 ; texto : 06 32 98 22 07 ; mail : pasaj29@orange.fr ; site web : pasaj.fr
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