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Sherman Gay a été l'homme du match à Rouen. Ses performances ont bien failli permettre à l'Etendard d'y empocher la victoire. : Loïc L'HuillierIl s'en est fallu de peu pour que les Brestois ne réalisent une belle performance et ne reviennent de Rouen avec une quatrième victoire de rang en poche. Mais le poids des fautes, un taux de réussite aux shoots insuffisant et une plus grande agressivité défensive de leurs hôtes ont finalement eu raison de leur résistance. Ce qui, évidemment, laisse quelques regrets à Noam Rudman mais renforce également les convictions de l'entraîneur de l'Étendard sur le potentiel de son équipe. « Sans enlever quoi que ce soit au mérite des Rouennais, nous avons été trop lourdement pénalisés par l'arbitrage, déplore le coach finistérien. Il y a d'un côté 16 fautes sifflées et de l'autre 28, la différence est frappante ». Mais celle-ci a surtout contraint des joueurs comme Chris Young, rapidement sanctionné par trois fautes, à lever le pied. « Ça a quelque peu faussé la donne. Maintenant, avec un arbitrage plus équilibré, je ne dis pas que nous n'aurions pas forcément gagné. Mais c'est vrai que, mathématiquement, Rouen a bénéficié d'un coup de pouce non négligeable. » Ce qui fait dire à Rudman que si la partie était à rejouer demain, la victoire ne reviendrait pas forcément à la même équipe.
Et à cinq journées de la fin, c'est déjà assez réconfortant : « Même si l'on n'a pas connu la même réussite en attaque que lors des trois derniers matches et que l'on n'a peut-être pas eu non plus le même niveau défensif, on est tout de même parvenu à inquiéter Rouen. Ce qui prouve que l'on mérite de figurer dans le Top 8. » Surtout avec des joueurs du gabarit de Sherman Gay, tout simplement impressionnant, samedi soir : « C'était son match », constatait fièrement son entraîneur. Outre une ligne de stats presque parfaite (33 points, 9 rebonds, 6 fautes provoquées et une évaluation de 37), le Jamaïcain s'est comporté en leader : « Je suis d'autant plus content pour lui que cette semaine, nous avions eu une petite discussion suite à sa prestation contre Quimper. Je lui avais notamment demandé d'avoir plus d'impact. Vu ce qu'il vient de montrer, je crois qu'il a bien percuté. En plus de ça il rend le collectif meilleur. Et je suis persuadé que s'il le faut demain, il saura se mettre en retrait pour le bien de l'équipe. » L'un des autres motifs de satisfaction a été (à nouveau) le comportement de Loïc Akono : « Le problème ne vient pas de Torey Thomas (Ndlr : qui n'a joué que 13 minutes), c'est simplement que Loïc réalise une très belle rencontre. Il a saisi sa chance et il ne veut pas la lâcher. Il fait toutes les semaines les efforts pour conserver son statut de meneur titulaire. » Un statut que, pour l'instant, Thorey Thomas a du mal à lui contester. « Son niveau défensif s'améliore mais il a encore besoin de s'affirmer offensivement. » Reste qu'avec deux joueurs de ce niveau, et au fond assez complémentaires, l'Étendard n'a pas dit son dernier mot en vue des playoffs. « Compte tenu des autres résultats de la journée, avec les défaites d'Évreux, Besançon et même Nantes, on a encore nos chances. »
ROUEN - BREST : 84-78 (23-19, 17-22, 21-12, 23-25).
ROUEN. 28 paniers inscrits sur 55 tirs (dont 4 sur 15 à 3 points), 24 lancers francs réussis sur 33, 16 fautes personnelles, 34 rebonds (Vounang 10), 11 balles perdues, 16 passes décisives (Moncade 6).
Liorel 7, Williams 16, Thioune 12, Moncade 14, Elisabeth-Mesnager 2, Toffin 4, Vounang 18, Le Pellec 11.
BREST. 31 paniers inscrits sur 70 tirs (dont 6 sur 21 à 3 points), 10 lancers francs réussis sur 13, 28 fautes (Akono et Young éliminés), 33 rebonds (Gay 9), 8 balles perdues, 17 passes décisives (Vérove 5).
Gay 33, Thomas 3, Charles 3, Young 8, Akono 14, Vérove 8, Lindquist 9.