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Thomas Voeckler enfile le maillot à pois de meilleur grimpeur, mais a terminé à deux minutes de Valverde. : AFPOn ne peut pas courir deux lièvres à la fois. En se concentrant sur le maillot à pois de meilleur grimpeur, Thomas Voeckler a hypothéqué ses chances de porter le maillot jaune. À moins de réussir une échappée au long cours apportant un gain de temps conséquent, à l'image de celle initiée vers Chartres en 2004.
Hier, le Vendéen de Bouygues Telecom avait eu le nez fin en prenant sur le fil l'échappée lancée dès le kilomètre 2 par Lilian Jegou (Française des Jeux). « À huit, cela pouvait être intéressant, l'entente n'était pas toujours géniale entre nous, mais j'avais décidé de faire les grimpeurs, expliquait celui qui avait porté le maillot jaune durant dix jours en 2004. Je savais que les équipes de sprinteurs allaient embrayer et on ne nous a jamais laissé espérer. Je n'ai pas insisté, je préférais me concentrer sur le gain du maillot à pois. »
Comme sur le Tour 2005 en Vendée
Trois côtes et le premier col du Tour, le Toullaëron, figuraient sur le parcours, mais Thomas Voeckler trouvait en l'Allemand Bjorn Schröder un adversaire coriace. Présent dans l'échappée et habituellement intéressé par ce genre de distinction, Stéphane Augé avait fait savoir aux coureurs français qu'il ne leur mettrait pas de bâtons dans les roues. Le coureur de Cofidis ne se sentait pas dans sa meilleure condition. « Quand on a été repris, Schröder avait le même nombre de points que moi, ajoutait Voeckler. Je savais qu'on allait être départagés à la place sur l'arrivée, je ne l'ai plus lâché. Problème, il a décroché en queue de peloton et quand il y a eu la chute, nous avons été pris dans la cassure. Au final, je suis trois places devant lui, j'ai monté Cadoudal à la cuisse, mais à deux minutes du peloton. Laurent Lefèvre m'a bien aidé à me placer. »
Sept coureurs de Bouygues Telecom ont été englués dans cette cassure, seuls Pineau et Trofimov sont passés entre les gouttes. « Ce n'est pas l'idéal d'avoir perdu deux minutes au classement général, même si je n'ai pas les moyens de viser une belle place à Paris, confiait Voeckler habillé de son maillot à pois, mais toujours attiré par le maillot jaune. Je ne suis pas sûr de le garder aujourd'hui, car il y a quatre côtes et il y aura sûrement des échappées. »
Thomas Voeckler se retrouve dans la même situation qu'en 2005, lorsque le Tour de France s'était élancé en Vendée, sur ses routes d'entraînement. Il s'était emparé du maillot à pois à la faveur d'une échappée. « Ce n'est pas exactement pareil car il n'y avait qu'une côte et on était à trois », se souvient l'ancien champion de France 2004, dont la priorité sur ce Tour reste une victoire d'étape.
Vincent COTÉ.