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C'est ce qu'a fait une automobiliste âgée de 65 ans, le 6 février 2006, à 22 h 30. Et cette nuit-là, les gendarmes étaient là ! Ils l'ont donc prise en chasse. Jusqu'à son domicile situé à trois kilomètres de là.
À l'audience, la conductrice a expliqué qu'elle ne s'était posée aucune question durant le trajet. « Et les lumières bleues ? » s'étonne la présidente. « Je pensais qu'il s'agissait d'une ambulance, il y en a souvent sur cette route », répond la sexagénaire « et comme j'ai un problème d'oreille, je n'ai rien entendu ».
Toujours est-il que les gendarmes ont retrouvé la conductrice, devant la porte de sa maison. « Ils m'ont agrippée au blouson et tirée en arrière, dit-elle, j'étais étonnée de les voir arriver ». D'où, son geste brusque. Un geste qui a eu pour conséquence de blesser légèrement un gendarme au doigt. « Une blessure handicapante », a plaidé l'avocat de la partie civile qui demande 800 € de dommages et intérêts pour la victime.
Le procureur a requis 500 € d'amendes et six mois de suspension du permis de conduire à l'encontre de la prévenue. Qui est poursuivie pour rébellion, refus de s'arrêter, à une sommation de s'arrêter, et à un stop.
« Dans cette histoire on a quand même mis l'artillerie lourde pour écraser une mouche. Même si cette dernière pas très courtoise ! » a plaidé la défense qui demande une relaxe pour la rébellion. Elle insiste: « Ma cliente conduit depuis quarante ans. Elle n'a jamais été condamnée pour infraction routière. Et la nuit des faits elle n'avait pas de problème d'alcool au volant. »
Le tribunal s'est donné jusqu'au 11 juin pour rendre son jugement.
bal et pique-nique dans les jardins du théâtre Max-Jacob.
Ouest-France