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« Je m'excuse. Je regrette. » Tête baissée, le jeune homme de 26 ans qui comparaissait, vendredi, à la barre du tribunal de Quimper cherchait, en vain, dans la salle l'une de ses victimes. Mais ses regrets n'auront pas suffi : le tribunal l'a condamné à une peine de trois ans d'emprisonnement dont 18 mois ferme, trois ans de mise à l'épreuve et obligation de soins, pour violences volontaires en état de récidive. Les faits qui lui sont reprochés remontent au mois de mars.
Le 26 mars, Zied El Khedri se promène aux abords d'une grande surface de Quimperlé, une hachette cachée dans son blouson. Il est 11 h. Il aperçoit un homme en train d'uriner près du magasin. « Je suis pudique, moi. Il y a des femmes et des enfants pas loin », plaide maladroitement le Quimperlois. Il se jette sur « l'impudique » et lui assène deux coups de hachette, qui ne toucheront, heureusement, que le sac à dos de la victime. « Je n'aime pas les pointeurs (N.D.L.R. : « violeur ») », vocifère l'homme armé. « Vous ne pensez pas que traiter un homme qui urine de violeur, c'est complètement disproportionné ? », s'étonne le jury.
Le jeune homme comparaissait également pour avoir, le 18 mars, déjà armé de cette même hachette, avoir détruit plusieurs portes d'un immeuble à Quimperlé. Il a été reconnu coupable pour ces dégradations. Le tribunal l'a, en revanche, relaxé pour une seconde affaire de dégradation dans la même période. Il a été maintenu en détention au sortir de l'audience.