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Serge Kergoat devant quelques-unes de ses galettières pros, placées dans 120 pays. La krampouz de nos grand-mères a terriblement évolué. La clientèle aussi. On pourrait presque écrire un roman sur toutes ses variantes. Et les pages de ce roman sont aussi l'histoire de la société Krampouz, née un peu par hasard, en 1945 à Pouldreuzic, un jour où Jean-Marie Bosser, électricien de son état, bricole une galettière pour une parente. Il n'arrêtera plus jamais. La galettière n'était alors qu'une simple plaque métallique. Dans les fermes à l'époque on la posait sur un trépied et on la chauffait au feu de bois. Les nostalgiques en rêvent encore ! Puis est venue la rampe à gaz et l'électricité. On n'arrête pas le progrès !
Michel Bosser, fils de Jean-Marie Bosser, a ensuite transformé cette galettière rustique en instrument ménager et professionnel. L'atelier est devenu usine quand s'est fait le déménagement, de Pouldreuzic à Pluguffan, à l' Eau Rouge, près de la transbigoudenne. Successeur de Michel Bosser, Serge Kergoat, qui a repris l'entreprise en octobre 2006, vend la galettière Krampouz, dans 120 pays. Il y a quelques jours, certaines s'apprêtaient à prendre le chemin de Téhéran et d'autres étaient en cours de finition avant de partir vers les États-Unis où Krampouz est aussi bien connu à Los Angeles, San Francisco, Miami que Chicago, Boston et New York. Mais Krampouz est aussi à Dubaï, à Singapour, Hanoï, Moscou et Kiev. Plus près de nous, les Italiens et les Allemands sont de gros clients. « La France reste quand même notre marché principal car nous exportons 30 % de notre production. Je souhaiterais inverser la tendance, tout en gardant bien sûr notre clientèle nationale. », expliquait dernièrement Serge Kergoat qui estime que la société Krampouz a déjà vendu des centaines de milliers de billig dans le monde depuis sa création. « Krampouz est un nom, aujourd'hui connu partout et il est synonyme de qualité » explique le nouveau patron.
Les particuliers comme les pros
Il y a déjà bien longtemps que l'on a compris à la société Krampouz que la crêpe n'appartient pas seulement au folklore et au patrimoine breton. La crêpe existe partout dans le monde. Elle est au riz, au blé noir, au froment, et elle s'associe au concept de restauration rapide, dans des échoppes ouvertes qui s'installent dans les grandes villes. « Rien que pour la gamme pro des galettières, nous avons des dizaines de références. Chaque client peut trouver exactement ce qui lui convient. Et c'est, avec les mêmes exigences de qualité, que nous avons ensuite fabriqué une version pour particuliers. Celle que nous appelons la Verte, à cause de la couleur de son châssis. »
Encore une trouvaille, cette petite Verte. Au point que la galettière familiale, conçue pour une clientèle non-professionnelle, est devenue un des articles de pointe de Krampouz. Chauffée à l'électricité, robuste, infatigable, cette galettière a déjà fait ses preuves. Explications : comme pour les galettières pros électriques, la résistance qui chauffe la plaque de fonte circule du bord de la plaque à son centre dans des sillons moulés. Sillons qui lui imposent un circuit où le moindre centimètre carré de fonte est chauffé. « Oui, une plaque de fonte » insiste Serge Kergoat. « La montée en température est plus lente mais la chaleur est ensuite homogène, et la consommation d'électricité réduite. » Et la galettière ne fatigue jamais ! Et tout cela, c'est ce qui fait la renommée de Krampouz !
à l'approche de la rentrée.
Ouest-France