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La Cornouailles britannique et le Finistère ont signé mercredi à l'hôtel du Département à Quimper, un nouveau partenariat, qui devrait leur permettre de bénéficier des aides européennes.
Après une action de lobbying auprès de la Commission européenne, le Finistère a en effet obtenu de bénéficier du programme transfrontalier de l'objectif Coopération territoriale européenne malgré l'éloignement : « Il y a 165 km entre le Finistère et la Cornouailles alors que le programme prévoyait 150 km maximum, rappelle Michael Quernez, vice-président en charge de l'économie. Le lobbying de Louis Le Pensec a permis d'en bénéficier quand même. »
Une délégation d'une douzaine d'élus britannique a ainsi débarqué à Roscoff mardi, emmenée par Doris Ansari, la présidente du Cornwall county council. Basé à Truro, la capitale de la Cornouailles, il emploie 18 000 personnes, notamment dans le domaine social.
Le conseil général a envoyé une délégation sur place l'an dernier. Il emploie sur place, depuis octobre, une Volontaire internationale en entreprise, Nolwenn Baot, qui a des attaches à Douarnenez. Diplômée de l'Institut d'études politiques de Bordeaux, elle fera le lien entre les deux institutions pendant deux ans.
« Ce qui nous a manqué les fois précédentes, c'est de ne pas avoir quelqu'un sur place », rappelle Maryvonne Blondin, vice-présidente au pays de Cornouaille. La Cornouailles et le Finistère ont déjà signé des accords de coopération en 1989 et 1992.
Le dernier en date avait permis un projet sur le nautisme. Nautisme Espace Atlantique, qui regroupait des régions « périphériques », avait notamment permis le développement de balades nautiques en Finistère (grottes de Morgat) et des mini-régates en Cornouailles britannique.
Cette fois-ci, les deux régions regardent du côté de l'échange d'expériences. Les Cornouaillais sont intéressés par les opérations de dragage comme celle menée dans le Bélon : « La baie de Falmouth s'envase empêchant la remontée des bateaux de croisière », indique Maryvonne Blondin.
Lobbying
Les Bretons pensent de leur côté aux hydroliennes. Alors qu'un prototype a été immergé récemment par Sabella dans l'estuaire de l'Odet, des turbines six fois plus puissantes sont déjà en activité dans l'estuaire de la Severn qui sépare la Cornouailles du pays de Galles : « Ils sont plus pragmatiques que nous pour éviter les conflits d'usage », estime Michael Quernez.
Doris Ansari estime que cet accord est très important pour la Cornouailles : « Si les deux régions sont ensemble, nous serons très forts pour faire du lobbying à la Commission européenne. » La Cornouailles n'a pas passé d'accord pour l'instant avec d'autres départements.
Even VALLERIE.