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Frédéric Champavere, président de Negma Lerads, estime qu'une politique commerciale plus agressive sur le Veinamitol doit avoir un impact positif sur l'avenir du laboratoire quimpérois Girex-Mazal (212 salariés). Il l'a dit à Paris mardi, entouré de médecins et de pharmaciens.
Vendu moins cher
Il faut dire que le déremboursement progressif du Veinamitol, un phlébotonique, a pénalisé son fabricant (Girex-Mazal), le médicament passant de 20 % à 5 % de parts de marché. Et le chiffre d'affaires de ce produit chutant de 100 millions à 12 millions d'euros.
Quand on sait que le Veinamitol représente la moitié du chiffre d'affaires réalisé par Girex-Mazal à Quimper, on comprend l'enjeu. Depuis le déremboursement complet du Veinamitol (le 31 décembre), Negma Lerads (société soeur de Girex, chargée de la commercialisation) mise sur une politique tarifaire audacieuse. Qui se traduit par un prix moindre à l'achat dans les pharmacies. « Nous comptons développer cette politique de médication familiale. Nous rencontrons les médecins et les pharmaciens pour les encourager à prescrire et à conseiller le Veinamitol qui a fait ses preuves. »
Il est encore trop tôt pour dire si cette politique commerciale « audacieuse » portera ses fruits. Negma Lerads se donne trois mois pour juger les effets de sa stratégie. Si cela marche « ça permettra de limiter la casse » dit Frédéric Champavere à propos du plan social en préparation à Quimper. Trois mois alors que la réunion du comité d'entreprise devant préciser le contenu du plan social doit être convoqué en février ? « La réunion du comité d'entreprise ne correspond pas avec l'envoi de lettres de licenciement. » Mardi à Paris, Frédéric Champavere avait évoqué la possibilité de « quelques dizaines d'emplois » supprimées.