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Gonthier Friederici était en poste à Quimper depuis quatre ans. Il quittera ses fonctions à la fin du mois pour se retirer dans les Cévennes avec son épouse. : Archives Ouest-France Fred Laguet.Il avait à l'époque côtoyé Bernadette Malgorn, alors préfète de région, qu'il a retrouvé ensuite au ministère de l'Intérieur puisqu'il la seconde actuellement comme secrétaire général adjoint du ministère. Il a auparavant été le directeur central des renseignements généraux.
À trois semaines de la retraite, Gonthier Friederici a accepté de répondre à nos questions sur une carrière qui se termine.
Vous êtes préfet du Finistère depuis quatre ans. Quel est le dossier qui vous a le plus marqué ?
Je pense au Parc national marin en Iroise. On en parlait depuis dix-huit ans. Il avait du mal à aboutir parce qu'il y avait des oppositions locales. Il fallait au préalable rénover la loi sur les parcs nationaux et créer une catégorie de parc marin. C'est une bonne chose d'avoir choisi la Bretagne pour une nouveauté en matière maritime. C'est une idée qui a vocation à faire des petits ailleurs. Pour les préfets, il est rare de mener une opération du début à la fin...
Alors quels sont les dossiers débutés pendant votre passage que Pascal Mailhos devra continuer ?
La réforme de l'État territorial en premier lieu. L'État ne se désengage pas, mais il se réorganise. Ses relations avec les communes, et les communautés de communes qui sont devenues adultes, changent. Mon successeur a beaucoup travaillé sur ces questions au niveau central.
Un exemple à venir de cette réforme ?
La Direction départementale de l'agriculture et la Direction départementale de l'Équipement vont fusionner en une seule direction qui s'appellera Direction départementale de l'Équipement et de l'agriculture dans un premier temps puis Direction départementale des territoires. Ce sera en place le 1er janvier prochain. Autant dire que nous y travaillons depuis plusieurs mois. Cela concerne plus de 600 agents.
Vous avez occupé douze postes au cours de votre carrière. Comment avoir des racines dans ces conditions ?
Si on reste deux ou trois dans un endroit, il est rare qu'on ne s'attache pas à des êtres, à des façons de vivre ou même à des plats. Je suis né à Lille, ma femme est d'origine guadeloupéenne. Longtemps nomades, il fallait que nous plantions des racines. Nous avons choisi de le faire dans les Cévennes où nous avons acquis une maison il y a vingt ans, dans le Gard, après avoir été sous-préfet d'Alès puis du Vigan.
Quels sont vos projets personnels ?
Nous allons devoir aménager cette maison pour y vivre. J'ai par ailleurs quatre petits-enfants dont trois en Grande-Bretagne. Je pense à voyager un peu, à m'occuper d'arbres et j'essaierai de me rendre utile autrement.