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Le ministre de l'Éducation nationale, Xavier Darcos, a souhaité renouveler la mise en place du service minimum d'accueil dans les écoles, répondant ainsi à une demande dans l'académie. Établi entre les maires et les inspecteurs d'académie, ce dispositif est appliqué grâce à la signature de conventions. Elles définissent les règles d'accueil et de rémunérations des personnels.
Dans le Finistère, 17 communes se sont portées volontaires pour mettre en place ce service minimum. « Il y a d'abord les communes qui ont signé la convention et qui ont reçu une rémunération de la part de l'État, affirme un représentant de l'Inspection académique. Cela veut dire qu'un service minimum a déjà été mis en place. Puis il y a les communes qui ont signé la convention, mais qui n'ont pas encore reçu de rémunération. » Globalement, les communes volontaires, dans le Finistère, sont Camaret, Combrit, Edern, Kerlouan, Landivisiau, Lothey, Plomeur, Ploudalmézeau, Plougonvelin, Port-Launay, Pouldergat, Pouldreuzic, Rosnoen, Saint-Goazec, Saint-Renan, Saint-Vougay et Le Guilvinec. Au sein de l'académie, le nombre total de communes impliquées est actuellement de 78. Un nouveau bilan sera dressé après la grève d'hier.
« Ce service minimum se heurte à la position politique et théorique de certains maires, ajoute l'inspection académique. Les grandes villes du département, par exemple, sont plutôt réticentes ou contre, par principe. » Le dispositif n'est pas toujours facile à appliquer notamment lorsque les personnels communaux sont eux-mêmes en grève. Qui peut alors garder les enfants ? Et la rémunération, qui ne couvre pas forcément les dépenses engagées, fait débat. Selon la réglementation en vigueur, 90 € sont reversés aux communes pour 15 enfants gardés.
De son côté, la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) dénonce ce service minimum qui est « une atteinte au droit constitutionnel de grève. Le ministre trompe les parents : il ne s'agit pas d'un service mis en place dans le cadre d'une procédure de négociation ou même d'une réquisition, mais la mise en place d'un service par les personnels qui ne sont pas de l'Éducation nationale et qui n'ont pas les qualifications requises. Avec cynisme, le ministère annonce que ce personnel sera rémunéré avec l'argent économisé sur les grévistes. Le but du ministre ne serait-il pas de monter les parents d'élèves contre les enseignants ? »
L.V.