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De gauche à droite : Marc Lamour, directeur adjoint ; André Labat, directeur de l'établissement ; Marie-Claude Aubrée-Lijour, directrice des soins ; et Isabelle Sancéo, psychiatre. 14 h, la clinique 10 ouvre ses portes. Le nouveau bâtiment de l'hôpital Gourmelen n'ouvrira que dans une dizaine de jours mais le public est convié à visiter l'endroit en avant-première. Ce n'est pas la foule mais un flux constant est venu découvrir l'unité de soins qui comptera 110 lits au total, répartis en trois pôles, eux-mêmes divisés en deux unités d'admissions.
79 % des personnes qui seront hospitalisées l'auront décidé librement, plus de 5 % feront l'objet d'une hospitalisation d'office « décidé par arrêt préfectoral quand les troubles mentaux de la personne compromettent l'ordre public ou la sûreté des personnes », explique Maire-Claude Aubrée-Lijour, directrice des soins. L'hospitalisation sur demande d'un tiers représente 15 %.
« Conditions d'accueil modernes »
150 soignants (médecins, psychologues, psychiatres ou encore assistants sociaux) évolueront dans la clinique 10. Une clinique qui se veut lumineuse, coloré et au confort hôtellier considérablement amélioré. « Chaque chambre dispose de sa salle de bain individuelle et d'un placard sous clé. Nous voulions pour les patients des conditions d'accueil modernes », précise André Labat, directeur de l'établissement.
Dans chaque unité, une salle de bain balnéo pour des séances de relaxation par l'eau. Mais aussi une chambre adaptée aux personnes à mobilité réduites. Chaque pôle compte une chambre d'isolement avec mobilier indestructible. Dans cet espace, il y aura aussi des patios afin que les patients puissent fumer. Sans oublier un grand espace paysager dehors pour permettre aux familles en visite de se promener.
« Personne n'est à l'abri »
« C'est un bel endroit qui n'inspire pas l'enfermement et je pense que c'est bon pour les malades qui y seront admis », témoigne Laurence, 35 ans, venue visiter « par simple curiosité. Et puis aussi, parce que personne n'est à l'abri d'avoir besoin un jour d'une aide ».
Sur cette unité, la durée de séjour évoluera entre huit et dix jours. « Sachant que plus l'hospitalisation est longue, plus l'accompagnement à la sortie est lourd », confie Marc Lamour, directeur adjoint.
Avec cette ouverture, l'hôpital Gourmelen étend encore un peu plus sa toile sur le territoire. « C'est quarante implantations sur le secteur avec 70 unités diverses », glisse André Labat. Et en ouvrant ces portes, cette institution commence à décaper l'image de lieu fermé qui lui colle à la peau.
Delphine LE NORMAND.
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