Premiers pas de danses bretonnes : 1
Initiation gratuite et ouverte à tous, place Saint-Corentin. Sarah découvre gavotte, an dro et pach pi.
Des cours de danses bretonnes place Saint-Corentin gratuits et ouverts à tous ? Ni une ni deux, j'y vais. Marre de faire tapisserie aux Fest-noz. D'après ce que j'ai vu, ça ne doit pas être sorcier : une ronde, des petits pas et les auriculaires levés. Sous un soleil tapant, confiante, je rentre dans le cercle. Pourtant, les propos de Viviane, ma voisine de gauche, n'ont rien de rassurant : « Moi, ça fait des années que j'essaie et je n'y arrive toujours pas ! » Il en faut plus pour me décourager. Allez ! Haut les coeurs et les petits doigts !
Première danse : la gavotte. Bras dessus bras dessous, avec mes partenaires, le pied gauche prêt à bondir, je me lance, comme la centaine de danseurs amateurs, présents sur la place. « Allez ! C'est une structure facile ! Gauche droite gauche ! » nous entraîne Thierry Riou, animateur à la fédération War'l leur. Tangi à la bombarde et Yannick au biniou koz assurent la musique. Moi, je sautille en rythme... Jusque-là tout va bien. Vient ensuite l'an dro : « Une autre paire de manche... », me glisse ma voisine essoufflée. Elle a raison. Faire semblant en sautant en rythme ne suffit plus, il faut aussi coordonner les bras. « Vous devez faire des boucles ou décrire un neuf à l'envers », encourage Thierry. Facile à dire, mais moi, les chiffres, c'est pas mon fort, et je tourne dans le mauvais sens. Heureusement, Stéphane, mon voisin de droite, bien plus expérimenté, me donne la cadence. Pour finir, le pach pi, avec ses petits pas de polkas qui demande, il faut bien le reconnaître, une certaine grâce. Problème : à ce moment-là, je me sens aussi légère qu'un kouign amann et mes pieds refusent obstinément de m'obéir. Pas si simple que ça en a l'air la danse bretonne. Stéphane, réconfortant, me donne la solution : « Il ne faut pas s'occuper de ses pieds, mais suivre la musique. » Et là, miracle, ça vient tout seul. À moi les fest-noz !
Promis demain j'y retourne.
Sarah PETITBON.
Ouest-France