Sabella, la petite hydrolienne, tourne aujourd'hui
Un petit public, découragé par la longueur des opérations, a suivi les manoeuvres des rives de l'Odet. L'endroit est superbe, voué au tourisme. A 25 : Vincent Mouchel
Beau temps, belle mer. Lundi matin, on pensait que l'installation de l'engin serait finie dans la journée. Mais la coquette se fait désirer...
La nouvelle est tombée lundi vers 15 h 30. Jean-François Daviau, porte-parole du consortium qui a conçu l'hydrolienne Sabella D03, s'en doutait un peu : il faudra attendre cette fin de matinée pour que l'immersion de l'hydrolienne se termine. « La visibilité, au fond de l'Odet, est très mauvaise. Les plongeurs terminent ce soir l'installation du support. Il faudra attendre demain pour la pose du rotor. »
Tenus à respecter à un temps de plongée par jour, les six plongeurs, deux équipes de trois, ont atteint leurs limites en fin de journée. Ils descendent à plus de 20 mètres et doivent respecter des paliers pour rejoindre la surface. Les récentes pluies ont entraîné de la terre dans la rivière. la visibilité n'excèdent pas cinquante centimètres. Le positionnement du support prend plus de temps que prévu.
« Rien de dramatique, nous avions initialement prévu deux jours de barge. » La Dora va mouiller face au phare du Coq. Demain, les opérations reprendront en fin de matinée. Et la petite Sabella pourra enfin laisser son rotor tourner au fil de la marée. Sa résistance aux courants, sa discrétion environnementale seront alors vérifiées. L'énergie produite ne sera pas utilisée, des résistances se chargeront de la consommer. Sabella est un « démonstrateur », il faudra attendre la D10 pour voir le prototype industriel.
Jean-Pierre LE CARROU.
Ouest-France