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Hélène Tanguy, maire du Guilvinec. Elles n'ont lieu qu'en septembre, mais les élections sénatoriales animent les formations politiques. Si au Parti socialiste, les militants désigneront leurs candidats la semaine prochaine, à l'UMP, c'est le 26 mai qu'une commission nationale d'investiture examinera les candidatures de ceux et celles qui briguent le Sénat.
Et à droite, des candidatures à la candidature, il y en a déjà. Agnès Le Brun, maire divers droite de Morlaix depuis mars, est en course (Ouest-France de jeudi). Hélène Tanguy, maire du Guilvinec, vient aussi d'officialiser sa candidature à l'investiture. Sans doute, après son échec aux législatives l'an passé, elle s'était interrogée sur la suite à donner à sa carrière politique. Mais sa bonne réélection dans sa mairie du Guilvinec l'incite à viser le Sénat. Elle met en avant son « expérience » pour espérer retrouver un mandat de parlementaire. Toujours à l'UMP, Joël Marchadour, le maire de Ploudaniel, a aussi officialisé sa candidature à laquelle il pensait depuis longtemps. En fait, en début de semaine prochaine, il enverra sa demande d'investiture au parti de la droite dont il est membre depuis 2002, après avoir milité dans les rangs de l'UDF. Joël Marchadour met en exergue sa longue expérience d'élu local : maire depuis 18 ans de Ploudaniel et conseiller régional depuis 1998. « Je connais bien les rouages des collectivités locales », insiste-t-il, en soulignant ses bonnes relations avec le monde économique.
L'enjeu du renouvellement
Dans le nord du Finistère, un autre maire se met en course. C'est Antoine Corolleur, le premier magistrat de Plourin-Ploudalmézeau (il entame son 4e mandat), et aussi conseiller général (3e mandat). Au vu de ses états de service, il juge sa candidature tout autant légitime. Dans le sud du département cette fois, à Douarnenez, Philippe Paul, nouveau maire depuis mars, confirme qu'il va solliciter une place éligible sur la liste de l'UMP. A l'instar d'Agnès Le Brun, qui a enlevé la mairie de Morlaix à la gauche en mars, il souhaite profiter de sa réussite aux municipales. Et défend au passage le besoin de renouvellement du personnel politique (il a 43 ans), sans oublier de rappeler qu'il a lui aussi un parcours crédible : « Cela 20 ans que je fais de la politique ».
Aujourd'hui, le compteur des candidat(e)s à l'investiture au sein de l'UMP est donc arrêté à cinq. Reste à savoir s'il en restera là. En tout cas, pour le parti de la droite, ce sont deux options qui se dessinent dans le Finistère. Mettre en avant, donc en situation éligible, les candidats les plus jeunes qui ont apporté à la droite ses belles victoires aux municipales, Agnès Le Brun à Morlaix et Philippe Paul à Douarnenez. Et jouer la carte du renouvellement. Ou bien miser plutôt sur des élus qui mettent en avant leur expérience. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'au sein de la droite finistérienne, la question suscite, et va susciter, pas mal de discussions et de conciliabules dans les coursives.
Didier GOURIN.
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