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Etienne Daho
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De gauche à droite : Isabelle Kerouedan, secrétaire d'Autisme Cornouaille ; Sophie Gonidou, présidente, et Chantal Le Sauze, directrice adjointe de Gros Plan. En France, les médecins diagnostiquent les troubles autistiques vers 8 ans en moyenne. Mais c'est un constat d'aujourd'hui. Beaucoup n'ont été découverts que sur le tard. Certains parents attendent toujours de mettre un mot sur le comportement de leur enfant devenu adulte.
L'autisme est un mal difficile à cerner tellement son spectre est large. Il existe différents degrés de troubles. On peut même avoir affaire à des « surdoués », les autistes Asperger, qui développent une passion pour un domaine hors-norme et qui peuvent en devenir spécialistes. Il s'agit souvent de ceux-là dont on parle dans les émissions de télévision à grande audience. Mais il n'y a pas qu'eux.
« Savoir contre quoi lutter »
Le film de Sandrine Bonnaire, Elle s'appelle Sabine, raconte sa soeur autiste, à travers un va-et-vient entre images du passé et du présent. Elle touche aussi du doigt la question de la prise en charge de l'adulte handicapé. Un débat qui ne date pas d'hier.
Vendredi soir, le film est diffusé au Chapeau-Rouge à l'initiative de Gros Plan en partenariat avec l'association Autisme Cornouaille. « J'ai vu le film et je me suis dit que c'était une opportunité intéressante de parler de l'autisme, de faire connaître l'association et aussi de dénoncer les carences autour de la prise en charge des personnes autistes », confie Chantal Le Sauze, directrice adjointe de Gros Plan.
Pour les membres d'Autisme Cornouaille, cette soirée est l'occasion de lever le voile sur la maladie. « Si cela peut être l'occasion de comprendre, pour certains parents, comment détecter des signes précoces. Souvent, les inquiétudes des parents ne sont pas prises au sérieux. Qui n'a pas entendu cette phrase terrible : Mais vous savez, Einstein a parlé à 5 ans... ! », glisse Sophie Gonidou, présidente.
Pour elle, comme pour les autres familles, mettre un mot sur le mal de leur enfant est salvateur. « On sait ensuite où l'on va et contre quoi lutter. Et puis on connaît mieux son enfant aussi. Ce qui pouvait auparavant passer pour un caprice prend du sens après un tel diagnostic. »
À l'issue du film, l'échange aura donc lieu entre la salle, les membres d'Autisme Cornouaille et en présence de Joseph Desbrosses. Ce dernier est le créateur du lieu de vie où a été tourné le film de Sandrine Bonnaire. « Cette soirée peut être une porte d'entrée pour certaines familles qui seraient vraiment isolées. Un film comme ça peut déclencher un premier pas », conclut Isabelle Kerouedan, secrétaire d'Autisme Cornouaille.
Delphine LE NORMAND.
Elle s'appelle Sabine, diffusé vendredi 25 avril, à 20 h 30 au Chapeau Rouge, suivi d'une discussion sur l'autisme. Tarifs de cinéma habituels.
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