Le prix du carburant
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Qu'attendez-vous de l’aéroport de Quimper ?
Etienne Daho
Bernard Lavilliers
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Co-voiturage




Pour Jean-Alain, la journée à commencé à 6h30... 11 h. Jean-Alain repart du dépôt de Quistinidal à bord de son minibus HandiQub. Pour lui, la journée a commencé à 6 h 30 : « Une cliente devait aller à l'hôpital mais elle a finalement annulé au dernier moment. » Comme prévu sur sa feuille de route, Jean-Alain est parti véhiculer trois salariés des APF à l'atelier de l'Hippodrome : « Et puis j'ai amené au Likes une élève de BTS qui est en fauteuil roulant avant de conduire deux personnes au Centre des traumatisés crâniens à Ti-Douar. »
10 h 11. Le minibus arrive à Créac'h-Gwenn, rue François-Muret-de-Paniac, « une nouvelle rue qui n'est pas sur les plans. » Jean-Alain tourne autour de l'hôtel le Brittany avant de trouver Jean : « C'est un client régulier, mais il n'a pas de portable. »
10 h 16. Une fois garé le minibus en position de départ, Jean-Alain abaisse la rampe et pousse le fauteuil de Jean en entamant la discussion : « Tu vas au match de basket samedi ? » En deux temps trois mouvements, il arrime le fauteuil au sol : « Il ne faut pas trop tendre pour ne pas tirer sur les suspensions du fauteuil.
10 h 20. Le minibus roule vers le Braden : « On va chercher Alain puis Dominique à la cathédrale. » Jean, qui utilise le service trois à quatre fois par semaine « pour des rendez-vous ou pour des courses », les connaît tous les deux : « C'est un peu comme un taxi sauf qu'il faut prendre rendez-vous à l'avance. » Et accepté
10 h 28. Alain monte à bord par ses propres moyens et s'assied sur un des fauteuils rabattables. Aveugle de naissance, il déjeune tous les midis au foyer-logement des Bruyères à Penhars.
10 h 36. Le Trafic dévale Penn-ar-Stang et s'engage dans l'étroite rue Sainte-Catherine : « Avec le minibu, on va partout où passe une voiture. Jean-Alain stationne devant le magasin Eurodif d'où Dominique sort avec une « assistante du CCAS ». Les passagers discutent à l'arrière pendant que Jean-Alain esquive la rue de Kernisy : « Elle est encore barrée ? »
10 h 54. Jean descend rue Charles-Hernu, à Kernisy, où se trouvent « plusieurs appartements pour personnes à mobilité réduite ». Jean-Alain aborde le virage en douceur : « Il faut une conduite souple car les clients d'Handiqub sont plus sensibles aux secousses », assure le conducteur qui a testé lui-même un trajet en fauteuil-roulant : « Cela secoue pas mal, moins avec les fauteuils électriques qui ont des suspensions. » Le test lui a aussi fait prendre conscience du regard des passants : « Ils regardent le chauffeur, mais le regard fuit dès qu'ils arrivent aux passagers. »
12 h 03. Alain descend au foyer-logement, en face de la bibliothèque de Penhars. Un autre minibus viendra le chercher après son repas : « Il pourrait sans doute manger chez lui avec une auxiliaire de vie, mais il mangerait moins, se doute le conducteur. Et puis, cela fait une sortie ! »
12 h 11. Jean-Alain franchit le pont de Poulguinan pour retourner à vide vers le « centre d'exploitation » Qub, pas très loin de l'usine ex-Fleetguard. Une dernière course et sa journée sera finie. Lui qui apprécie le contact, ne retournerait pas volontiers à son ancien métier de chauffeur de bus : « Je l'ai fait 25 ans, mais c'est beaucoup plus superficiel qu'avec les minibus. On échange à peine avec les clients. »
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