Pour Julien Bestron, le succès passe d'abord par une assise défensive qu'on peut maîtriser par rapport à une adresse toujours aléatoire. : René RiouA l'issue du dernier match à domicile, et de la défaite contre Châlons, vous êtes apparu particulièrement déçu. Est-ce une réaction qui peut aussi résumer le début de saison de l'Ujap ?
Contre Châlons nous avions fait un non-match et c'était dur de s'exprimer à chaud. Mais cette performance n'est pas représentative de notre parcours où nous avons aussi fait de bons matches. Comme le dernier à Nanterre, même si on a perdu. C'est sûr que, avec quatre victoires sur neuf matches, on n'a pas le meilleur bilan qui soit, mais la saison est longue. Il reste vingt-cinq matches, il n'y a pas le feu au lac. Il y a certes des rencontres qu'on aurait pu, et dû, gagner et qu'on a laissé filer. Comme celle de Châlons, qui fait tâche et qui laisse une impression assez décevante.
Qu'est-ce qui explique ces contre-performances ?
Face à Châlons on est passé complètement à côté, malgré les recommandations du coach dans la semaine. On était peut-être un peu trop sûrs de nous sur ce match-là après notre victoire à Bourg. Dans ce championnat il faut savoir se remettre en cause toutes les semaines. On est capable de battre n'importe quelle équipe, comme se faire battre par n'importe laquelle...
A titre personnel le début de saison a été difficile, perturbé par des blessures. Où en êtes-vous aujourd'hui ?
Un claquage à la cuisse m'a effectivement privé de quasiment un mois de préparation. Sur les trois-quatre premiers matches ça a été difficile de se remettre dans le bain. Mais, notamment depuis la mise à l'écart de Whorton, j'ai pu jouer un peu plus et ça va mieux. Je ne suis pas forcément ici pour jouer 35 minutes par matches mais pour être prêt à apporter ce que je peux en sortie de banc. Notamment pour défendre dur comme le demande le coach.
Ce qui peut-être difficile pour vous qui avez un jeu à caractère plutôt offensif.
C'est clair que je ne serai jamais un énorme défenseur qui va contenir tous les intérieurs. Mais, à l'Ujap, notre défense est plus basée sur le collectif, elle est faite de rotations et de changements défensifs. Par rapport à une défense strictement individuelle, je m'y sens mieux car elle repose sur une intelligence, une compréhension du jeu. Et ça, je suis capable de le faire. Par contre en un-contre-un je dois encore progresser.
Le match contre Saint-Quentin risque précisément de reposer sur la solidité défensive.
Notre jeu est à philosophie plutôt défensive. L'adresse est un paramètre qu'on peut difficilement contrôler. Un jour on va tout mettre, un autre rien ne rentrera. Il faut donc se concentrer sur ce qu'on peut contrôler et la défense c'est ça. Juste une question de volonté et de concentration. Si nous limitons Saint-Quentin à 65-70 points ça devrait passer.
Êtes-vous optimiste pour la suite de la saison ?
Il ne faut pas trop y penser. Il faut surtout avoir le prochain match en tête et battre Saint-Quentin pour ne pas s'enfoncer dans le ventre mou du championnat. Cependant si on exploite le potentiel de l'équipe et qu'on fait notre travail en se donnant à fond, on doit faire les play-offs. Il n'y a pas de problème là-dessus.
Propos recueillis par
Jacques LE STER.
Julien Bestron en bref. Né le 12 mars 1986 à Nancy. Pivot. 2, 04 m. Saison 2004-2005 : Nancy (espoir Pro A) ; 2005-2007 : Angers (Pro B). Statistiques de la saison en cours : 9 matches joués avec une moyenne de 14 minutes, 4 points, 3 rebonds et 6 d'évaluation.

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