Stéphane Cassard, ici face au Rennais Sylvain Wiltord l'an passé en L1, fait preuve de fidélité à l'égard du Racing Club de Strasbourg et tente de lui apporter un peu de stabilité. : Ouest FranceEffectivement, et c'était très important pour nous. Notre série de défaites de l'an passé était toujours dans les esprits, nous avions donc vraiment à coeur de bien démarrer le championnat pour effacer ces mauvais souvenirs. Le premier match à domicile face à Montpellier (victoire 1-0) a été déterminant pour se relancer. Après, nous avons enchaîné avec deux nouvelles victoires (1-3 à Dijon et 1-0 contre Bastia). Donc jusque-là, c'est parfait.
Vos matches de préparation s'étaient-ils aussi bien déroulés ?
Oui, vraiment très bien. Nous les avons tous remportés, hormis un match nul. Le groupe était déjà bien présent, tout le monde était dans l'esprit et s'accordait autour de quelques valeurs importantes.
Ces valeurs qui vous ont permis, depuis la reprise, d'arracher toutes vos victoires dans les dix dernières minutes de jeu...
On n'a rien lâché sur les trois matches. On sait qu'à 0-0, il faut être très solide défensivement, tout en cherchant à forcer la décision soit sur coup de pied arrêté soit sur les ailes. C'est ce qui a payé contre Bastia notamment, lorsqu'ils se sont regroupés devant leur but parce qu'ils étaient sans doute moins bien physiquement. Et on peut louer le coaching de Jean-Marc Furlan, très bien senti avec l'entrée décisive de Rudy Carlier, qui met au fond sa seule balle du match.
Après deux descentes et une montée en trois ans, la partie de yo-yo L1-L2 est bien partie pour continuer à Strasbourg...
Notre objectif en tout cas est de remonter immédiatement en L1, et un tel départ facilite les choses. Ensuite, à plus long terme, il s'agit évidemment de stabiliser le club dans l'élite et de profiter de son grand potentiel, comme le projet de nouveau stade. Pour y arriver, il faut comprendre le pourquoi de la situation de ces dernières années et ne pas rééditer certaines erreurs. Et cela passe par l'investissement de chacun, au service de l'intérêt du club.
Paradoxalement, après une première partie de carrière tortueuse, c'est à Strasbourg que vous avez trouvé de la stabilité. Avez-vous un rôle particulier à jouer dans ce challenge de stabilisation du Racing ?
J'arrive à un âge où j'ai appris beaucoup de mes différentes expériences, bonnes et mauvaises ; c'est l'âge d'une certaine maturité. Je pense avoir le devoir de partager mon expérience avec les jeunes. C'est un rôle qui me convient, je me sens bien à Strasbourg donc je m'y investis naturellement.
Vous allez retrouver un ancien coéquipier vendredi, en la personne d'Ahmed Kantari, qui a quitté Strasbourg en janvier pour rejoindre Brest. Quel souvenir gardez-vous de lui ?
C'est quelqu'un de très professionnel pour son âge, il a déjà beaucoup d'expérience. À mon avis, son passage par le PSG n'y est pas pour rien. Cela ne me surprend pas de le voir réussir à Brest.
Justement, quel est votre sentiment sur votre prochain adversaire ?
Brest est un club qui a un gros passé footballistique. L'équipe a signé une très belle deuxième moitié de championnat l'an passé et les joueurs se connaissent bien. Ce match s'annonce donc difficile, surtout que l'on se sait attendu. Cela risque de partir très fort, les Brestois vont vouloir nous bousculer d'entrée. Il nous faudra répondre présent dès l'entame de match, contrairement à notre mise en route très lente à Dijon...
Propos recueillis par
Yann THOMPSON.
Stéphane Cassard en bref. Né le 11 novembre 1972, à Montbéliard. 1,85 m. 75 kg. Gardien de but. À Strasbourg depuis 2004. Clubs précédents : Troyes, Créteil, Montpellier, Le Havre, Sochaux.
Vainqueur de la Coupe de la Ligue et élu meilleur gardien de ligue 1 France Football en 2005. Élu meilleur gardien de Ligue 2 en 2007.

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