Loïc Royant, directeur du festival des Vieilles Charrues.
Il y aura moins de bénévoles au festival des Vieilles Charrues en juillet. Pourquoi ?
Ils devraient être entre 5 000 et 5 100. Ils étaient près de 5 400 en 2008. En 2001, on avait déjà réduit de 500 bénévoles, pour en reprendre ensuite. Cet été, pour une question d'agencement du site, il y aura moins de bars et de restauration. Donc le festival aura besoin de moins de bénévoles.
Vous avancez une seconde raison.
On en profite pour harmoniser les plages horaires, en passant de deux à trois vacations, sur trois jours, pour tous. Cela simplifie le planning. On prend aussi les devants pour éviter des problèmes avec l'Urssaf, pour qui le fait de pouvoir entrer gratuitement sur le festival, même quand les bénévoles n'interviennent pas, représente un avantage en nature. Plusieurs associations organisatrices, comme Furia dans le Val-d'Oise, ont été poursuivis [pour travail dissimulé, NDLR]. On n'est pas en train de remettre en question le bénévolat. Sans les bénévoles il n'y a pas de Vieilles Charrues.
Quelles seront les conséquences pour les bénévoles ?
S'ils ne faisaient que deux vacations de quatre heures, ils en feront trois désormais. Sachant que nous tiendrons compte de la pénibilité du travail. Début mai, nous avons prévenu la centaine d'associations qui collaborent avec nous. Elles ont fait d'elles-mêmes des listes d'attentes. Pour les bénévoles inscrits avant le 15 mai, qui seraient déçus de ne pas pouvoir participer cette année, nous remettrons des billets en vente au tarif comité d'entreprise.
recueilli par
Géraldine BRÉMAND.
Du 16 au 19 juillet 2009