Marc Labat a définitivement scellé le sort de la rencontre en inscrivant le troisième but concarnois d'une superbe frappe du droit sous la barre de Jérôme Alonzo. : Vincent MouchelGernot Rohr avait voulu dédramatisé avant la rencontre. Il avait dit que ce ne serait pas si difficile que ça. Que Nantes devrait passer. Qu'après ces défaites au Havre (4-0) ou devant Guingamp (2-0), ses joueurs allaient se racheter. Ils se sont enfoncés un peu plus.
C'est vrai, si Jean-Claude Darcheville avait réussi son un-contre-un face à Seznec, Nantes aurait mené 1-0, et la suite de la rencontre n'aurait pas été la même. Mais au lieu de tenter sa chance, l'attaquant tomba lourdement (12'). « Le scénario idéal, c'était de marquer d'entrée », avait aussi dit l'entraîneur nantais.
Cette simulation fut peut-être le tournant du match. Le seul, en tout cas. Ce sont les Concarnois qui marquèrent le premier but.
Un coup franc tiré de la ligne médiane, un dégagement raté de Shereni, un but de Christophe Nicolas, le défenseur (32'). Si Alonzo avait sauvé ses partenaires trois minutes plus tôt, il ne put rien ce coup-ci. Dès lors on comprit que les Finistériens, déjà bien installés dans la rencontre, ne lâcheraient jamais le morceau. Leur engagement ne trouvait aucune réponse, ils couraient droit vers l'exploit.
De la tête et des épaules
À l'issue du match, Nicolas Cloarec rendit d'ailleurs largement hommage à ses joueurs pour leur sérénité. Derrière, Viel est ses partenaires ne laissèrent presque aucune miette à Keserü, Zerka ou Darcheville. « On était survoltés, affirma le défenseur. On n'a pas trop subi, on a bien géré notre match. »
Tout simplement. Sans s'enflammer, ils ont continué à jouer. La pelouse n'aidant pas la transmission, c'étaient souvent des longs ballons. Quand Labat ou Gourmelon faisaient dix mètres, Pierre ou Shereni n'en faisaient que cinq. Trop souvent aux abois, la défense nantaise finit par céder une deuxième fois. Sur son côté droit, Saline enrhuma Maréval et centra, Drouglazet jaillit comme il le fallait (63'). Concarneau se savait désormais à l'abri et, toujours avec un grand sérieux, savoura les dernières minutes de jeu.
« On a dominé Nantes de la tête et les épaules », déclara Nicolas Cloarec. « Concarneau s'est battu », répondit Gernot Rohr, comme pour dire que ses joueurs n'avaient pas pris part à la lutte. Même si trois divisions séparent encore les deux clubs. « Nous n'avions ni les moyens techniques ni le potentiel physique pour rivaliser », conclut le technicien nantais.
Et c'est finalement l'infatigable Labat, seul en pointe durant 90 minutes, qui vint conclure idéalement. Lancé par Jannez, il trompa Alonzo une troisième fois pour un score de champions du monde. « La cerise sur le gâteau », dit-on.
Simon POSNIC.
marc labat tu et tjr ossi efficasse devan ls but on oublies pas pour tout se que tu as fait pour le FCEH !! et bone continuation avc tn club en coupe de france !!
mardi 09 février 20:04 Quimper
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